Comparatif : BMW 318d Luxe Vs. Audi A4 2.0 TDI Ambition Luxe
Publié par Romain dans Berline, tags: Audi, Audi A4, Berline, BMW, BMW 318d, Comparatif, TDILeader du marché mondial de la compact de luxe, la BMW série 3 subit les assauts d’une concurrence exacerbée qui rêve de la détrôner. Chef incontestable de ce mouvement de rébellion, l’Audi A4 vient de faire peau neuve pour tenter de prendre l’avantage. Malheureusement pour elle, son altesse a également évolué pour lui donner dignement la réplique.
Spécialiste incontesté de la berline haut de gamme, BMW perpétue son savoir faire au travers d’autos séduisantes et dynamiques. Souvent imité mais rarement égalé, le constructeur bavarois est une cible toute désignée que bon nombre de ses concurrents rêvent d’atteindre. Afin de vérifier si cette suprématie n’était pas usurpée, nous avons confronté la nouvelle 318 d à l’A4 2.0 TDI dans un face à face implacable. Que la meilleure gagne !
Beauté froide
La confrontation débute par un premier round d’observation et l’examen des robes de nos deux prétendantes. S’il est bien difficile d’émettre un jugement objectif et impartial en matière de design, les deux autos flattent la rétine, chacune à sa manière. BMW a choisi de faire discrètement évoluer son best-seller, avec un capot et un bouclier avant redessinés, des voies élargies ainsi que des optiques munies de LED. A l’arrière, le coffre, la jupe et les feux sont également inédits ; au final, le style « Bangle » est toujours parfaitement d’actualité, avec une harmonie de lignes tendues qui imposent le respect. L’Audi A4 est en revanche une toute nouvelle auto, très largement inspirée du coupé A5. Si la face avant séduit, avec un bouclier agressif et des feux de jour à LED du plus bel effet, la partie arrière reste cependant très classique.
En s’installant aux commandes des deux autos, on constate que chaque constructeur possède là aussi une vision très différente. BMW vise la sobriété, avec une planche de bord épurée et des commandes multifonctions simples et à portée de main (le système I-Drive fait son apparition sur la Série 3), tandis qu’Audi verse dans l’ostentatoire avec une ambiance plus « aéronautique » qui imposera un certain temps d’adaptation pour tout assimiler. Si les ajustements sont au dessus de tous soupçons dans les deux autos et justifient parfaitement la réputation des marques allemandes dans ce domaine, le plastique Audi possède un grain moins flatteur pour l’œil. Chacun ira de son propre jugement, mais BMW possède encore à mes yeux un petit avantage en matière d’habitacle. Avec des finitions haut de gamme dans les deux autos (Ambition luxe pour l’Audi, Luxe pour la BMW) l’équipement se montre pléthorique, de la sellerie cuir aux systèmes hi-fi et navigation dernier cri.
Profitant de son grand empattement et de ses 4m70, l’Audi prend sa revanche au niveau de l’espace à bord, avec une habitabilité supérieure aux places arrière. Jusqu’ici très souvent critiquée sur ce chapitre, l’A4 corrige ainsi le tir en s’offrant au passage le plus vaste coffre de la catégorie (480 litres).
A cœur ouvert
Le duel se poursuit du côté des mécaniques, avec des puissances identiques des 2 côtés. Pressés par des normes anti-pollution toujours plus strictes, les motoristes d’Audi ont du se résoudre à abandonner leur fameuse technologie des injecteurs-pompes pour installer une rampe commune sur leur nouveau moteur. Affichant toujours 2 litres de cylindrée, ce bloc inédit de 143 ch et 320 Nm se caractérise par un fonctionnement plus linéaire, des consommations en baisse mais aussi une plus grande discrétion pour les tympans. BMW, de son côté, fait honneur à sa réputation de motoriste en proposant la même puissance avec 200 cm3 de moins. Souple, volontaire et très économe, le 1.8 bavarois se distingue par son rendement exceptionnel ; s’il accuse un léger déficit en matière de couple (300 Nm), il ne laisse aucune chance au 2 litres de l’A4 en termes de consommation et de pollution : 4,8 l/100 km en usage mixte et 125 gr de Co2 contre 5,5 l/100 km et 144 gr/km. La maitrise des motoristes BMW est telle que la 318 d vous donnera droit à un bonus écologique de 200 euros !
Sur la route
C’est justement dans la 318 d que je choisi de débuter ce comparatif. Parfaitement inaudible au ralenti, le 4-cylindres étonne par sa souplesse au démarrage et son absence d’inertie. Plein des les plus bas régimes, il grimpe ensuite dans les tours avec entrain, sans s’essouffler. Cette très grande plage d’utilisation le rend très élastique et plaisant quelle que soit l’utilisation. Le système d’arrêt et de redémarrage du moteur à l’arrêt se montre en outre discret et efficace.
Faisant du dynamisme et du plaisir de conduite son principal cheval de bataille, BMW s’est attaché à peaufiner les trains roulants de sa berline afin d’optimiser le confort sans nuire à la sportivité. Le résultat est très convaincant avec une plus grande souplesse sur les raccords de goudron et une agilité préservée. BMW prouve ainsi qu’une familiale peut réjouir son conducteur sans négliger les passagers. Dotée d’un train avant précis, la 318 d se conduit à l’instinct et sait donner du plaisir dès que la route devient sinueuse. Verrouillée par de nombreuses aides à la conduite, elle ravira aussi bien les néophytes que les conducteurs avertis. Ceux-ci pourront entièrement déconnecter l’électronique et jouir pleinement du parfait équilibre de cette authentique propulsion.
Comme nous l’avons vu plus haut, le nouveau 2.0 TDI qui anime l’A4 se montre bien plus discret qu’auparavant, avec un volume sonore et des claquements moins prononcés. Délivrant sa puissance de façon linéaire, il offre un peu plus de couple que le bloc BMW mais s’essouffle en revanche plus rapidement dans les tours. Si l’agrément progresse indéniablement, la sonorité reste quelconque et les performances ne progressent pas de façon significative. La 318 d ne s’incline que d’une courte tête sur le 0 à 100 km/h (9,4 contre 9,6 secondes) mais se montre bien plus agréable à l’usage.
Concernant le châssis et les trains roulants, l’A4 se montre très confortable avec une filtration optimale. Très neutre en toute circonstance, elle marque une belle évolution par rapport à sa devancière mais n’offre pas le dynamisme de sa rivale. Malmené par le couple du TDI sur les premiers rapports, le train avant peine parfois à canaliser la puissance et manque de précision lorsqu’on hausse la rythme ou que les conditions d’adhérence se dégradent. Malgré, là aussi, toute une batterie d’aides à la conduite zélées, l’A4 ne parvient pas à suivre le rythme de la série 3 qui reste souveraine sur ce chapitre. La différence d’architecture traction/propulsion ne suffit pas à expliquer cette suprématie : une Renault Laguna défendrait plus chèrement sa peau malgré ses seules roues avant motrices…
Son altesse Série 3
Pour conclure et au risque de froisser la susceptibilité des adorateurs de la marque aux anneaux, l’Audi A4 marque encore le pas face à la BMW Série 3. Joliment dessinée, habitable et très bien finie, elle peine cependant à justifier son tarif élitiste. Facturée 38 550 euros dans cette finition Ambition luxe, elle surclasse sans raison la 318 d Luxe que vous avez sous les yeux de 1 700 euros. BMW démontre donc toute l’étendue de son savoir-faire et prouve que sa réputation n’a rien d’usurpée. Pour définitivement enfoncer le clou et faire courir encore la concurrence, sachez qu’une 320 d luxe de 177 ch s’échange pour 39 700 euros…
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Audi A4 2.0 TDI Ambition Luxe
143 ch >> 1460 kg >> 38 550€ |
BMW 318d Luxe 143 ch >> 1505 kg >> 36 850 € |
| Moteur
4 cylindres en ligne Turbo Diesel Transmission Traction, boite manuelle 6 rapports Roues AV/AR Pneus : 225/55R16 Frein AV/AR Disques AV/AR : Ventilées + ABS Assistantes Contrôle de la trajectoire ESP Poids/Dimensions Poids à vide : 1 460 kg Performances Vitesse maxi : 215 km/h Budget Prix : 38 550 € (Finition Ambition Luxe) |
Moteur
4 cylindres en ligne Turbo Diesel Transmission Propulsion, boite manuelle 6 rapports Roues AV/AR Pneus : 205/55R16 Frein AV/AR Disques AV/AR : Ventilées + ABS Assistantes Contrôle de la trajectoire DSC Poids/Dimensions Poids à vide : 1 505 kg Performances Vitesse maxi : 210 km/h Budget Prix : 36 850 € (Finition Luxe) |
Par Fred « mince il flotte » Rouvier
Photos Thierry « si j’avais su » Santoni























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Je me permet juste une petite remarque, mais la 318D à bien un 2L comme l’Audi. CE qui prouve tout de même le savoir faire de la marque à l’hélice qui consomme et polue moins.
Chez BMW il ne faut plus se fier au numéro ex:
316D = 2L 110CV
318D = 2L 143CV
320D = 2L 177CV
325D = 3L 197CV
330D = 3L 245CV
335D = 3L 286CV
Dans les 2L on peut ajouter le 23D de la série 1 et du X1 qui est un 2L de 204CV
Mais bien content que BMW gagne ce comparatif