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La caractérielle

Après la Grande Punto Abarth Supersport essayée dans ces pages, nous avons décidé de rester au royaume des compacts énervées avec l’Opel Corsa OPC. Avec son caractère bien trempé et son look tapageur, la bombinette du constructeur allemand reste une concurrente de choix. Si vous ne savez toujours pas que demander au père Noël, c’est le moment de rester bien sage et de lire ce qui suit !

Par Thierry « vite il est 16h30 » Santoni

Photos Fred « pense au goûter » Rouvier

A quelques semaines des fêtes de fin d’année, il est bon ton de songer aux traditions. Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler d’art culinaire ni de chant de noël mais plutôt d’automobile sportive. Chez Opel, c’est une tradition vieille de plusieurs décennies que nos allons célébrer aujourd’hui comme il se doit !

Tradition sportive

Basée sur la 4ème génération de Corsa, l’OPC est une auto au style affirmé qui ne laisse planer aucun doute quant à sa vocation.  Boucliers spécifiques ajourés, bas de caisse enveloppants, becquet surplombant le hayon, large diffuseur arrière avec échappement central hexagonal, rétroviseurs « DTM » et ressorts courts pour abaisser l’assiette : l’ensemble ne passe pas inaperçu ! L’habitacle a droit, lui aussi, à quelques égards, avec notamment des baquets Recaro, des placages laqués noir sur la console centrale et un volant cuir trois branches muni d’un rappel au point milieu.

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Le cœur de cette Corsa OPC bat au rythme endiablé d’un 4-cylindres suralimenté de 1 600 cm3. Déjà entraperçu sous le capot du Mériva OPC, ce bloc compact développe la coquette somme de 192 ch et 230 Nm de couple, avec un overboost temporaire qui fait grimper ce dernier à 266 Nm lors de fortes sollicitations.

Mise à feu

Contact et mise à feu : la mécanique s’éveille en raisonnant dans un échappement que les motoristes ont tout particulièrement soigné pour chanter comme il se doit. Hormis avec les sièges baquets dans lesquels je me suis lové au plus profond, difficile  de se sentir dans une sportive de près de 200 ch à basse vitesse ; la douceur de la direction et la souplesse du moteur sont en effet inattendue sur une telle auto.  Je vais cependant vite changer de registre avec ce petit malin qui vient s’arrêter à côté de moi au feu rouge. Un petit regard, deux coups de gaz pour me faire entendre son filtre à air dernier cri et me voici chauffer à blanc, prêt à lâcher la cavalerie au feu vert ! Si les 4-cylindres atmosphériques d’une Clio RS ou d’une Honda Civic Type R imposent de tutoyer les hauts régimes pour dévoiler tout leur potentiel, le bloc Opel sonne la charge dès 2 500 tr/min grâce au souffle conséquent (1,3 bars) du turbo Borg Warner ; accrochant les 6 500 tr/min sans faiblir sur tous les rapports et secondé par une boîte 6 vitesses parfaitement étagée, il fait de la Corsa OPC l’une des sportives compactes les plus caractérielle du moment. Sans surprise je ne vois plus personne dans mon rétroviseur ; à vaincre sans péril on triomphe certes sans gloire, mais qu’est-ce qu’on s’amuse !

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_E7L5162Longuement peaufinée sur le circuit du Nürburgring avec la complicité de ingénieurs de chez Lotus Engineering, le châssis a subit un certain nombre d’améliorations pour s’adapter aux performances. Avec une assiette abaissée de 15mm, des suspensions raffermies, une barre antiroulis arrière de plus gros diamètre, des freins majorés et un ESP entièrement déconnectable, la Corsa OPS ne limite pas son champ d’action aux feux verts du quartier. En prenant soin de ne pas écraser bêtement la pédale de droite pour ne pas saturer le train avant sous l’effet du couple, elle se montre stable et toujours prévenante lorsqu’on la mène à la cravache. Seule la direction m’est apparue un poil souple dans ces conditions, en raison d’une assistance trop prononcée.

Vision décalée

Sans être la plus affûtée d’un point de vie dynamique, le look tapageur et la vitalité débordante de son 4-cylindres turbo font de la Corsa OPC une sportive particulièrement ludique et attachante. Avec pour principal leitmotiv le plaisir et un tarif de 23 250 euros, elle défend une vision décalée de l’automobile que nous continuons à plébisciter chez Auto Ride !

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